Trois Pays au Cœur (à l’occasion de la fête nationale française)

Je ferme les yeux et je me vois à Safad … la ville que je n’ai vue que par la voix de mon père, qui m’a raconté comment ma grand-mère s’était levée tôt pour faire du pain pendant que mon grand-père battait les grains de café torréfiés, puis je sens l’odeur du pain et du café, et je sens combien cet endroit était paisible !

Mes yeux sont toujours fermés … Je me vois à Damas, marchant dans ses vieilles ruelles. De loin, je suis attirée par l’odeur du pain chaud dans les boulangeries, et par l’odeur du café moulu dans les magasins. Je ne peux pas oublier l’odeur du café que ma mère préparait tous les matins.

Et encore je sens combien cet endroit était paisible !

Mes yeux sont toujours fermés … Cette fois, je suis à Paris. A Paris je savais pourquoi l’odeur du pain et du café était liée à la paix … Je savais pourquoi le pain était le motif des révolutions du peuple, mais j’ai aussi compris que l’humain ne se révolte pas pour le pain, parce que « Ce n’est pas seulement pour le pain que l’humain vit. »

J’ai compris que l’humain manque de paix lorsqu’il manque de pain, et de dignité lorsqu’il manque de pain et de paix. Il se révolte en fait pour sa dignité.

J’ai compris ce que signifie « donner à l’humain son pain et sa dignité ».

J’ouvre les yeux, maintenant je suis ici parmi vous. Aujourd’hui, je viens pour partager avec vous mon pain et mon café … Je viens pour partager avec vous la paix et la dignité…

Je viens pour souhaiter avec vous à tous les êtres humains de jouir de la paix et de la dignité où qu’ils soient sur cette terre …

Je viens pour exprimer mes remerciements et ma reconnaissance pour vos soutiens et efforts …

Je viens pour dire Merci à tous, Merci notre France et Joyeuse Fête Nationale.

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